P't être que tu connais déjà tout ça, mais au cas où, un ti peu de révision et de comparaison, ça peu pa fair de mal !!!!!
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La préparation du cheval de course
Puissant et vif sur un champs de course, le cheval n'en reste pas moins un animal fragile! Avant de disputer une grande compétition, quelques précautions s'imposent pour qu'il puisse donner le meilleur de lui-même le jour-J.
Nicolas Branchu a vibré au rythme des ambiances de champs de courses depuis son plus jeune âge. Jockey puis aujourd'hui entraîneur de pur-sang à Chantilly, il connaît bien le travail de préparation. Ce travail de longue haleine se planifie sur plusieurs mois : "Si on prend l'exemple d'une course comme l'Arc de Triomphe, la course se déroule au mois d'Octobre donc on prépare les chevaux au moins 10 mois à l'avance! De façon générale, on se base sur le calendrier communiqué par France Galop pour établir, en fonction de la course choisie, un programme de travail jusqu'au jour-J". Un planning chargé.
Pas de surentraînement
Pendant les mois qui précèdent la course, le cheval alterne un entraînement de fond, destinné à développer les muscles du coeur, et des exercices de vitesse. Pour bien préparer l'animal, l'entraîneur peut décider de le faire concourir sur des courses préparatoires ou de le faire participer à des simulations de compétitions avec d'autres chevaux. Mais attention de ne pas surentraîner cet athlète qui peut manifester des signes de faiblesse : "Il faut le ménager et déceler quand il est fatigué, prévient Nicolas Branchu. Si on amène un cheval surentraîné sur une compétition importante, c'est quitte ou double. Il va être au sommet de sa forme mais peut avoir une baisse de régime au mauvais moment. Il vaut mieux le sous entraîner, il gagnera en puissance et en résistance". En outre, les entraînements se déroulent sur des pistes rondes, montantes, droites ou descendantes pour habituer l'animal à tous les cas de figure.
Etre à l'écoute
Lors de sa préparation de ses pur-sang, Nicolas Branchu s'entoure d'un vétérinaire et d'un ostéopathe, des conseillers précieux pour pallier toutes les difficultés médicales. Mais l'entraîneur s'occupe aussi du moral psychologique de ses vainqueurs : "Si on a un cheval généreux, il faut être à son écoute et lui accorder des moments de distraction. Il a besoin de se détendre et de s'amuser de temps en temps. On doit être vigilants quant à son moral et à son mental".
Ne pas négliger les soins quotidiens
Autre critère indispensable pour une bonne préparation, les soins quotidiens : " Le travail de pansage doit se faire tous les jours, insiste Nicolas Branchu. Le graissage des pieds doit être rigoureux. Dans le métier, on dit souvent "pas de pieds, pas de cheval". Le jour-J est là avec lui son lot d'angoisse. Le cheval n'y échappe pas. A l'homme de savoir gérer le stress de sa monture et de cerner ses attentes : "Le jour de la course, on fait souvent un trotting très tôt le matin. Puis, on le laisse manger, mais très peu. Un cheval a besoin de 7 à 9 heures pour digérer et il ne peut pas courir l'estomac lourd. Enfin, on réduit les rations d'eau pour éviter les hémorragies et on le prépare. Il faut aussi qu'il soit impeccable sur le plan esthétique".